Lionel de Marnier François Denhaut
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Lionel de Marmier (1897-1944)

Alexandre Léonel Pierre de Marmier, dit Lionel, naît à Bellegarde en Marche (Creuse) le 4 décembre 1897. Il est le cadet de François Raynald de Marmier et d'Adèle Picaud qui ont déjà deux fils et une fille.

          La Première Guerre Mondiale.

Son père, qui sert dans l'infanterie, est le premier officier tué au combat dans les Vosges le 25 août 1914. Ses deux frères servent dans l'aviation. L'un aura le pied arraché au cours des combats, l'autre sera tué en combat aérien, en 1916, dans la Somme.
En 1916, il est mobilisé à l'âge de 18 ans, et sert comme pilote de chasse dans l'aviation. Il combat jusqu'au 7 octobre 1919.
A la fin de la Guerre 14-18, il est Lieutenant de Réserve, il enregistre 6 victoires homologuées, il est titulaire de la Croix de Guerre, de la Médaille Militaire, et de la Légion d'Honneur.

          Pilote civil entre les deux guerres.

D'octobre 1919 au 26 juin 1930, il est pilote d'essai chez Nieuport, pilote de ligne à la Compagnie Franco-roumaine de Navigation Aérienne puis pilote d'essai chez Potez (il participe à la mise au point du Potez 28 avec lequel il bat 9 records mondiaux de distance avec charge)
Lionel de Marmier est également un passionné d'automobile : entre 1923 et 1927, il participe à des courses et des grands prix, (dont les 24 heures du Mans) en France, en Grande-Bretagne, en Belgique, en Espagne...
Il œuvre aussi à l’Aéropostale de 1930 à 1933 avant de devenir pilote d’essai pour AIR F RANCE.
Il est nommé Officier de la Légion d'Honneur le 21 février 1930 puis élevé à la dignité de Commandeur de la Légion d'Honneur le 20 janvier 1936.

          La Seconde Guerre Mondiale.

Il est mobilisé, comme Commandant de Réserve de l'Armée de l'Air, le 25 août 1939.
Le 3 juin 1940, il abat deux avions ennemis au-dessus de Villacoublay et un autre au-dessus d'Étampes, ce qui porte à 9 le nombre de ses victoires aériennes.
Il réussit à gagner Plymouth (Angleterre) le 27 juin 1940 et devient ainsi le premier Officier Supérieur de l'Air à se ranger aux côtés du Général de Gaulle.
Lionel de Marmier forme un premier groupe de combat, le 12 août 1940. Appelé G.C.1 (groupe de combat n°1), il est formé de 4 escadrilles. Ce groupe de combat débarque à Douala (Cameroun) le 23 septembre. Lionel de Marmier rencontre alors le Général Leclerc qui vient de rallier le Cameroun à la France Libre.

Du 1er au 11 novembre 1940 le G.C.1 assure des missions de mitraillage et de bombardement contre les points fortifiés de Libreville et de Port-Gentil. Le Gabon se rallie enfin à la France Libre.
Les avions du G.C.1 regroupés à Fort-Lamy avec ceux de trois escadrilles du groupe TOPIC, forment le G.R.B.1, à partir du 25 novembre.
En janvier 1941, de Marmier crée une base de départ à l'oasis de Ounianga -Kébir d'où partent les missions de bombardement des positions italiennes de Koufra, les 2, 5 et 10 février 1941, appuyant ainsi la marche du Général Leclerc.

          Le Groupe Lorraine.     

Le Lieutenant-colonel de Marmier est désigné par le Général de Gaulle, le 22 mars 1941, pour organiser les unités de chasse et de bombardement, situées au Moyen-Orient. A cet effet, il est nommé Adjoint Air du Général Catroux au Caire.

Le Général de Gaulle désirant regrouper tout le personnel disséminé dans les unités britanniques, sous les cocardes françaises, Lionel de Marmier replie le personnel et le matériel du G.R.B.1 à Damas, le 13 août 1941. Le 11 septembre 1941, il fonde alors le Groupe "Lorraine".

      Les Lignes Aérienne Militaires (LAM)

A partir de fin 1941, le Général de Gaulle lui confie l'organisation de   lignes de transport aérien militaire au Moyen-Orient dont il sera nommé directeur en 1943.
Il est nommé Colonel le 15 mars 1942 et en 1943, reçoit à Alger, les félicitations du Général de Gaulle.           

      De la Libération à sa disparition.

A la Libération, Lionel de Marmier atterrit en France et accompagne le Général de Gaulle à Paris. Lors de la descente des Champs-Élysées, il est placé sur le même rang que les Généraux (le 1er à gauche sur la photo)

Il est nommé Général de Brigade Aérienne le 25 septembre 1944.

Le 30 décembre 1944, il trouve la mort en plein ciel, à l'âge de 47 ans, dans un avion bimoteur Lockheed, qui le ramenait d'Alger en France.

      Hommages rendus

Depuis sa disparition, de nombreux hommages ont été rendus à Lionel de Marmier et pour n’en citer que quelques uns :

Sources :

  • Revue ICARE,
  • ONAC de la Creuse,
  • Fernande BONNEMAIN.

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